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Nouveau rapport de la Fondation Abbé Pierre

70 ans après l'appel de l'Abbé Pierre et quelques jours après les dernières annonces du gouvernement, où en est-on sur la politique du logement en France ?

L'état du logement est réévalué chaque année en France par la Fondation Abbé Pierre qui vient de faire paraître son 29ème rapport.

Cette nouvelle édition percute  les dernières annonces du Premier Ministre Gabriel Attal lors de son discours de Politique générale ce mardi 30 janvier devant le Parlement.

Etat des lieux du mal logement en France

La fondation s’est une nouvelle fois inquiétée de la crise qui s’installe dans le pays avec pour constat la bombe sociale du logement maintes fois annoncée et qui semble exploser de manière très inquiétante.

Cette crise du logement va de pair avec une accélération du taux de pauvreté en France. En effet, les chiffres de 2021 annonçaient 9,1 millions de personnes en situation de pauvreté en France, soit 14,5 % de la population avec un chiffre de 500 000 personnes en progression par rapport à 2020.

Cette pauvreté s'étend et grimpe les échelons de la classe sociale puisque désormais les classes sociales moyennes commencent à 'intégrer' ces statitisques.

L'inflation, la hausse des prix alimentaires ou autre dépenses énergétiques ainsi que la non-reconduction des aides de solidarité de la crise de la covid ont fait plonger de nombreux français dans la précarité.

Cette pauvreté a pour conséquences une hausse du surpeuplement, une privation de confort dans les logements pour les personnes qui sont locataires et une hausse drastique des personnes déclarées sans domicile attitré car vivant chez des amis, familles, bidonvilles ou même sans domicile fixe (330 000 personnes contre 143 000 en 2012).

Pour Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de solidarité , les réponses et solutions ne pourront pas se faire en stigmatisant ou culpabilisant les pauvres et/étrangers mais plutôt en améliorant les rémunérations des salariés, en relançant la production de logements et en donnant accès à la propriété aux ménages les plus modestes.

Annonces du premier ministre

La propostion de faire évoluer la loi Solidarité Renouvellement Urbain (SRU) a été la principale annonce sur les politiques de logement social.

La loi SRU, qui fixait un seuil de 25% de logements sociaux en 2025, serait ainsi modifiée et le Premier ministre a proposé d'ajouter dans ce quota des 25% les logements intermédiaires accessibles à la classe moyenne.

Les organismes HLM craignent par ce projet que les maires écartent des dossiers les familles les plus pauvres, estiment que cette proposition va à l'encontre d'une progression de la mixité sociale et urbaine et offre un 'échappatoire" aux élus qui ne repectent pas cette loi SRU. 

De même, le fait de « donner la main aux maires pour la première attribution des nouveaux logements sociaux construits sur leur commune », amènent une forme de clientélisme pour les organismes HLM avec des maires écartant les dossiers les familles les plus pauvres.

Retrouvez ci-après la dernière étude de la Fondation Abbé Pierre L’État du mal-logement en France  

Revue de presse

Publié le 01 février 2024