Les défis du travail et de la formation pour les territoires zéro chômeur de longue durée

À partir d’enquêtes de terrain, le CEREQ présente les logiques de formation observées dans les Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD) et les différents rapports à la formation qu’entretiennent les salariés, parfois fragilisés par des parcours souvent marqués par des ruptures.
L’expérimentation Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD)a été lancée en 2016 avec pour objectif de permettre à des personnes, en situation de chômage de longue durée, d’accéder à un travail en CDI adapté à leurs capacités et choisi par elles. Elle s’appuie sur des structures créées à cet effet dénommées Entreprises à But d’Emploi (EBE).
Les EBE sont créées dans les territoires participants et demandeus avec deux missions attendues :
embaucher sans prérequis des personnes éloignées de l’emploi,
proposer des emplois utiles au territoire, sans concurrence avec le secteur privé local.
Les premières évaluations de ce process ont pointé que si l’accès à l’emploi était et devait rester l’objectif, celui-ci doit désormais s’accompagner d’une offre de formation pour stabiliser et construire de véritables projets professionnels.
Ces formations sont essentielles pour stabiliser les parcours professionnels et aider les salariés à acquérir des compétences de base (ponctualité, règles professionnelles) mais également l’intégration ou la stabilisation en milieu de travail.
Quatre profils types ont été définis selon les parcours des salariés :
- séniors à la carrière fragmentée, souvent usés par leurs emplois précédents et aspirant à un emploi stable avant un départ à la retraite,
- personnes en reprise ou reconversion, ayant connu de longues interruptions de carrière liées à des charges familiales ou des accidents de vie, et qui cherchent un emploi de proximité,
- personnes en situation de rupture sociale, en grande précarité ou de santé mentale fragile,
- jeunes en grande difficulté d’insertion, en errance, ayant besoin d’encadrement, de stabilité, de sens.
Enfin, selon les parcours de ces salariés, trois types de rapport à la formation peuvent être caractérisés :
distants: souvent des seniors avec un long parcours d’inactivité pour qui une formation peut paraître inutile, voire menaçante,
hésitants: personnes en reconversion contrainte qui hésitent entre un intérêt et du scepticisme,
enthousiastes: jeunes adultes motivés par une mobilité professionnelle e voient dans la formation un investissement pour l’avenir
Si la priorité a d’abord été donnée à l’accès au travail, cette étude révèle que la formation apparaît désormais comme essentielle pour stabiliser les parcours et construire de véritables projets professionnels.
Retrouvez l’analyse du CEREQ ci-dessous
Mis à jour le 19/06/2026


