Sommes-nous tous... ?

Sommes-nous tous… ? Deux émissions de France Télévision nous invitent à nous interroger, à porter un regard différent sur nos comportements et à réaliser qu’il n’est pas si simple de se défaire des idées reçues, des stéréotypes et des jugements. La mise en scène de 50 volontaires invités à participer à des expériences ne laisse pas indifférent et amène à de l’introspection.
Le premier épisode, diffusé en juin 2025 et intitulé « Sommes-nous tous racistes ? », propose une série d’expériences menées avec des volontaires. Ces expériences sont inspirées de véritables recherches en psychologie sociale. Les volontaires sont guidés par Jamy Gourmaud, célèbre animateur de l’émission C’est pas sorcier; et derrière les rideaux, Marie Drucker anime les échanges entre le réalisateur Lucien Jean-Baptiste et le psychosociologue Sylvain Delouvée, maître de conférences à l’université de Rennes 2.
Les participants s’investissent dans les épreuves en pensant qu’il s’agit de démontrer leurs compétences. Pourtant, l’objectif est tout autre :
Mettre en lumière les comportements inconscients qui découlent de stéréotypes liés à la couleur de peau, aux origines supposées, à l’apparence physique, etc. Ces biais cognitifs, profondément ancrés en chacun de nous, passent souvent inaperçus dans la vie quotidienne et peuvent engendrer des comportements discriminatoires.
En reprenant la même méthodologie, le deuxième épisode, intitulé « Sommes-nous tous sexistes ? », met les volontaires dans des situations qui dévoilent l’influence inconsciente des stéréotypes de genre. Les échanges en coulisses sont animés par Marie Portolano, toujours en présence du psychosociologue Sylvain Delouvée et de l’invitée Caroline Vigneaux, humoriste et comédienne.
Les deux émissions nous apprennent :
- Les stéréotypes sont des croyances simplifiées et généralisées qui attribuent des caractéristiques à une personne uniquement en fonction de son appartenance à un groupe. Les stéréotypes de genre, par exemple, se basent sur la distinction entre le groupe « hommes » et le groupe « femmes ». Ces croyances peuvent concerner les comportements, les qualités ou encore les rôles sociaux.
Ils ne sont pas innés : on ne naît pas avec ces idées. Elles sont intégrées très tôt, dès l’enfance (vers 4-5 ans), sous l’influence de la famille, de la société et de la culture (médias, vie en société, jouets, etc.).
Ces stéréotypes orientent les comportements et peuvent limiter les individus, par exemple en restreignant leur envie de découvrir de nouvelles activités ou de nouveaux métiers. Certains métiers sont ainsi associés à un genre (ex : le bricolage pour les hommes, les tâches ménagères comme la vaisselle pour les femmes).
- À partir des stéréotypes se développent des préjugés, qui sont des attitudes (positives ou négatives) envers un groupe. Les stéréotypes relèvent des croyances, tandis que les préjugés concernent davantage les jugements.
Mis à jour le 01/04/2026


